happyberry Culture du camerisier Lonicera caerulea

Culture du camerisier

  • lonicera caerulea aurora camerisier camerise baie de mai
  • Riche en antioxydants

    Résistant aux gelées tardives

    Baie très aromatique

    Peu exigeant sur la nature du sol

    Difficile à vendre en frais

    Faible conservation

    Fenêtre de récolte courte

    Fruits très fragiles

    • INFOS VARIETALES

      Degrés brix* : 12 +/- 2
      Indice ORAC : 10000
      Poids de 50 baies : 30 à 80g
    • INFOS TECHNIQUES

      Hauteur : 1.2 à 1.8m
      Largeur : 1.2m
      Densité ha : 2000 à 3125/ha
      0.8-1x4-5m
      Sol : frais, humifère, pH 6.5
      Maturité : Juin
      Utilisation : (frais), transformation : jus, confiture...
    • CONDITIONNEMENT

      Conditionnement : 1.6L

      RESERVATION

      Réservation : aout n-1

    Cultivars de camerise au catalogue

    Aurora ® 4.73/5

    Mi-saison - Pollinisateur : Tundra, Borealis, Indigo gem

    Boreal Beast ® 4.75/5

    Mi-saison - Pollinisateur : Tundra, Boreal Blizzard, Boreal Beauty

    Boreal Beauty ® 4.72/5

    Mi-saison - Pollinisateur : Boreal Beast

    Boreal Blizzard ® 4.74/5

    Mi-saison - Pollinisateur : Boreal Beast, Tundra

    Borealis ® 3.4/5

    Précoce - pollinisateur : Aurora

    Indigo Gem ® 3.19/5

    Précoce - Pollinisateur : Aurora

    Tundra ® 3.6/5

    Précoce - pollinisateur : Aurora

    Les variétés ci dessous ne sont pas ou plus produites (sauf sur contrat)

    Bakczarskaja Jubilejnaja 3.44/5

    Pollinisateur : Docz' Velikana, Strezewczanka, Vostorg, Bakczarskij Velikan.

    Docz' Velikan ®

    Pollinisateur : Strezewczanka, Vostorg, Bakczarskij Velikan

    Honey Bee

    Pollinisateur : Tundra, Borealis, Indigo Gem

    Jugana ® 3.85/5

    Pollinisateur : Docz' Velikana, Strezhevchanka, Vostorg, Bakczarskij Velikan

    Leningradskii Velikan 3.5/5

    Pollinisateur : Morena, Nimfa, Honeybee.

    Nimfa ® 3.92/5

    Pollinisateur : Morena, Leningradskij Velikan, Honeybee.

    Sil'ginka ® 2.89/5

    Pollinisateur : Strezewczanka.

    Strezewczanka 3.58/5

    Pollinisateur de noubreux autres cultivars.

    Vostorg® 3.79/5

    Pollinisateur : Silginka, Strezewczanka, Jugana, Docz' Velikana, Bakczarskij Velikan.

    Wojtek 3.92/5

    Pollinisateur : Zojka

    Zojka 3.97/5

    Pollinisateur : Wojtek

    Description générale de l'espèce

    Botanique et histoire

    Lonicera, de nombreuses variétés

    Les Lonicera sont un genre qui compte environ 200 espèces. L'espèce caerulea qui nous interesse ici se décline en différentes variétés qui sont généralement inféodées à des régions du globe:

    Lonicera caerulea var. altaica : Originaire du Nord de l'Asie
    Lonicera caerulea var. caerulea : Europe
    Lonicera caerulea var. cauriana : Amérique du Nord
    Lonicera caerulea var. dependens: Asie centrale
    Lonicera caerulea var. edulis : Asie de l'est
    Lonicera caerulea var. emphyllocalyx : Asie de l'est
    Lonicera caerulea var. kamtchatica : Asie du Nord, Russie (péninsule du Kamtchatka)
    Lonicera caerulea var. pallasii : Nord de l'Asie, Russie et Europe.
    Lonicera caerulea var. villosa : Asie de l'Est et Amérique du nord

    Il n'est pas toujours facile de distinguer toutes ces variétés entre elles et bien souvent, elles sont désignées vernaculairement avec un seul nom. En Amérique du Nord, on appel ces chèvrefeuilles "Honeyberry". Au Japon Haskap et en Europe, Baie de mai, camerise ou Chèvrefeuille bleu.

    Une sélection tardive de cultivars

    En 1920, des semences de L. caerulea pallassi originaires de Russie ont été introduite au Canada (Cette variété à longtemps été utilisée comme plante d'ornement en Russie). Au Canada, en Alberta, à partir de cette variété, une station de recherche crée la variété 'Georges Bugnet' et 'Julia Bugnet'.

    Toujours au Canada, L'université du Saskatchewan est aujoud'hui leader dans la création et la sélection de nouveaux cultivars. Borealis, Tundra, Aurora, Boreal Beauty et bien d'autres cultivars sont issus du travail de l'équipe du Dr Bob Bors au Canada.
    On trouve également de nombreuses sélections dans les pays de l'est et en Russie mais ces dernières, souvent issues de croisement à partir de L. caerulea kamtchatica sont souvent trop hâtives et les fruits fragiles, tombent trop facilement au sol.
    Les sélections Canadienne sont issues d'une collection de 85 clones collectés sur tous les continents (Russie, Japon, Iles Kuril et à l'état sauvage au Canada). Chaque clone caractérisé sont alors croisés pour donner des milliers d'hybrides. Les multiples sélections visent à obtenir des plants productifs, qui offrent des fruits plus fermes avec une meilleur tenue sur la plante, riche en antioxydants et pouvant être récoltés mécaniquement.


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    Exigeances pédoclimatiques

    Le sol à l'état sauvage

    A l'état sauvage, les plantes origiaires des régions froides du globes comme c'est le cas pour cette espèce de Lonicera, poussent habituellement dans des sols extrèmenet riches en matière organique : Le pH souvent élevé, le caractère hygromorphe additioné à un climat froid ne favorise pas la décomposition de la matière organique. On observe par un phénomène d'accumulation, un "matelas" assez dense, noir et léger composé exclusivement de matières organiques. C'est souvent la seule partie du sol qui est véritablement exploitée par les racines des plantes.

    Le sol en culture

    Evidemment, reproduire en culture de telles conditions serait un véritable investissement. Heureusement, la plante n'étant pas exigeante sur le pH du sol, elle a la capacité de s'adapter dans la pluspart des sols à partir du moment ou ils ne sont pas trop lourds. On observe que la plante s'adapte aussi bien en sol à pH 8 que à pH 5. On admettra toutefois que le pH optimum est autour de 6.5.
    La fraicheur du sol est par contre déterminante si vous souhaitez obtenir une belle production. Les racines de la plante étant fines et en surface, elles sont particulièrement senssibles au désèchement. Il est recommandé d'amender régulièrement le sol pour augmenter naturellement les réserves hydriques de ce dernier. Au Canada, les producteurs font souvent le choix de pailler les plants avec un film plastique et un arrosage par goutte à goutte. D'autres préfèrent pailler le sol avec des résidus d'écorce de résineux. Libre a chacun d'apprécier la technique la plus adaptée à sa parcelle mais ne perdez pas de vue l'impératif de fraicheur qu'exige cette plante.

    Le climat

    Si les camerisiers aiment un sol frais, il en ait de même pour le climat. Comme toutes les plantes circumpolaires, elles ont un cycle de végétation plutôt rapide. Les moindres températures positives suffisent à "réveiller" la plante, surtout avec la lumière que nous avons sous nos latitudes en hiver. On observe d'ailleurs assez facilement au moins de décembre les boutons floraux déjà jaune, prêt à éclore.
    Dans les régions polaire, le climat connait moins d'emplitude. La plante est beaucoup moins sujette à de "faux réveil". En France, les cultures subissent chaque année des gelées plus ou moins tardives. Heureusement, la plantes résiste plutôt facilement aux basses températures même en pleine feuilles et en pleine floraison.
    Ne prennez toutefois pas pour acquis la résistance de cette plantes à des froids tardifs, les amplitudes que nous pouvons connaitre au printemps sont plus violente et plus fréquentes que dans les pays nordiques. On ne peut pas exclure certaines années avoir des dégats.

    culture de camerisier quebec

    Parcelle de camerises au Quebec. Plants de camerisier cultivés avec paillage plastique.

    camerisier gel printemps

    Le 3 avril dans les Vosges, gel à -7°C sur les les camerises Aurora. Quelques pousses seront détruites !


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    Implanter une parcelle de camerisier

    Densité de plantation

    La distance de plantation sur la ligne est souvent assez faible. On compte généralement 1 plant tous les 70-80 cm. La principale raison est technique : La plante ayant un développement souvent étalé et une croissance assez limité, il convient de les serrer sur la ligne pour les inciter à pousser en hauteur.
    Les plants de camerise qui sont trop espacés s'étalent au sol en formant un épais buisson. Un tel développement de facilite pas les oppérations d'entretien comme le désherbage, le paillage et plus encore la récolte !
    Entre les lignes, la distance dépendra toujours du degrès de mécanisation de votre parcelle, tracteur, micro-tracteur, récolte mécanique ou pas. Habituellement nous ne recommandons pas de distances inférieures à 4m.

    Le choix des plants

    Comme dans tous les itinéraires de production tout est question de compromis. Les premières parcelles au Canada ont souvent été plantées à partir de plants en godet. Il faut alors planter ces dernier sous film plastique pour éviter le désherbage. Il faudra attendre au moins deux ans avant de pouvoir faire une digne récolte
    Il est de pratique courrante aujourd'hui de mettre des plants un peu plus fort en pot de 1.5L voir de 3L pour récolter dès le premier printemps. Souvent, la première récolte permet déjà de payer la fourniture des plants. Des plants plus forts sont plus faciles à gérer face à la problématique du désherbage et sont souvent mieux formés que s'ils avaient été plantés plus jeune dans la parcelle. Dans ce dernier cas, le paillage sous plastique est plus compliqué à mettre en oeuvre mais la rentabilité accrue.

    Le paillage

    Comme nous l'évoquions dans le paragraphe précédent les options de paillage sont liés au type de plants : des jeunes plants en godet pourront être mis sous paillage plastique tandis que des plants plus agées pourront être paillés par un paillage naturel.

    culture de camerisier vosges paillage

    Parcelle de camerises dans les Vosges. Paillage organique sur des plants de 1.6L.

    camerisier paillage plastique

    Jeune plantation de camerisier en godet sous film plastique au Quebec

    L'eau

    Un des gros avantage de cette production est la récolte précoce. Avec une récolte qui intervient dès le mois de juin, les fruits sont récoltés avant les grosses chaleurs, écartant ainsi l'exposition aux risques de sècheresse. Ceux qui utilisent un paillage naturel font souvent l'impasse de l'irrigation les premières années mais sous film plastique, il serait vraiment dangeureux de ne pas prévoir une solution d'irrigation.
    Le moins onéreux et le plus facile à mettre en oeuvre est l'utilisation d'un tuyau de goutte à goutte autorégulé. Le débit est à apprécier en fonction de votre installation de pompage et de la surface de votre parcelle.

    La pollinisation

    La pollinisation détermine la répartition des variétés au sein de la parcelle. Au début des années 2010, lorque les premières variétés Canadienne ont été diffusées, les variétés pollinisatrices n'offraient pas de fruits d'un grand intérêt. Il était alors indispenssable d'optimiser au mieux la parcelle pour avoir le maximum de variétés destinées à une production de fruits de qualité.
    Avec l'émergence des nouvelles variétés, notemment la série des Boreal, la présence de variétés destinées excusivement à la pollinisation n'a plus lieu d'être puisque toutes ces nouvelles variétés offrent des fruits d'excellente qualité. Il reste néanmoins important de répartir uniformément les variétés compatibles entre elles au sein de la parcelle.


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    La taille des plants de camerise

    Taille de formation ?

    Le comportement des plants de camerise peut être assez différent selon la variété. Certains cultivars ont un port compact assez bas avec une croissance moyenne (Tundra, Indigo gem par exemple) et d'autres plus érigé avec une croissance plus forte (Aurora, Boreal Beauty, Boreal Blizard...). Le développement des cultivars ayant un port plutôt bas ne facilite pas les opérations d'entretien sur une parcelle : le désherbage est compliqué parce que les plants sont étalés sur le sol et par conséquent, difficile à récolter.
    Les premières années de culture, le défis est de "tirer" les plants vers le haut de manière à faciliter les opérations futures d'entretien. Pour y parvenir, il est conseillé de planter les plants assez serrés pour qu'ils entrent en compétition entre eux et montent naturellement. Pour les cultivars les plus bas, il est peut être intéressant la deuxième année de procéder à un recépage des plants pour favoriser l'émergence de pousses plus vigoureuses et plus érigées. Avec les derniers cultivars comme Aurora, Boreal Beast, Beauty et Blizzard, le travail est beaucoup plus simple puisque le port est naturellement érigé. Il conviendra dans le pire des cas de sélectionner les branches les plus intéressantes pour structurer la plante.

    Taille d'entretien

    La taille d'entretien doit permettre de faciliter les opérations de travail : désherbage, accessibilité et bien évidemment de récolte. Il conviendra de supprimer autant que possible les branches basses qui sont difficiles à récolter et encombre le passage des engins pour la récolte. Dégager également le coeur de la plante pour laisser entrer le soleil et les branches qui ont donné des fruits depuis plusieurs années. Il est quelques fois plus intéressant d'avoir de nouvelles pousses érigées et vigoureuses que une ramification trop dense. Plus la plante est aérée, plus la récolte est facile. La taille permettra également d'améliorer le calibre des baies et leur qualité gustative.
    Ne cherchez pas à faire une taille dans les détails mais supprimer des branches complètes en taillant près du sol.


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    La récolte

    camerisier aurora en fruit

    Plant d'Aurora de 3 ans dans les Vosges. Plant ayant été taillé en hiver.

    La récolte manuelle

    La baie de camerise est plutôt fragile : sa peau est fine et sa chair très juteuse. Les récoltes se feront sur le même model que la récolte des framboises : récolte matinale avec une météo autant que possible sèche, récolte directement en barquette et mise au frais aussi rapidement que possible. Si toutes ces conditions sont réunies, vous pourrez conserver les baies en chambre froides 4 à 5 jours. En frais, c'est une baie qu'il faut valoriser autant que possible en circuit court. Certaines variétés comme Boreal Beauty offre toutefois un niveau de fermeté qui pourrait améliorer le niveau de conservation et de transport. Il faut toutefois patienter encore un peu avant de pouvoir l'affirmer.
    En juin, les baies de Camerise sont cachées par le feuillage de la plante et plus encore par les jeunes pousses printanières. Un inconvénient de taille si l'on doit récolter à la main. La taille que vous aurez pratiqué durant l'hiver permettra de limiter la densité du plant et de dégager les branches qui peuvent géner les cueilleurs. Autant dire que pour cette production, la récolte manuelle n'est compatible qu'avec des petites surfaces et sur des plants particulièrement bien entretenus.

    La récolte par secouage

    Mécaniquement ou manuellement, le secouage des plants pour la récolte est la technique la plus utilisée. Elle permet un gain de temps et un délai de récolte plus court. A la main, il est coutume d'utiliser un chariot avec des tabliés qui embrassent les lignes de plants pour faire tomber les baies directement dans des caisses. C'est particulièrement intéresant lorsque les plants sont jeunes ou si les surfaces ne sont pas assez importante pour amortir une machine plus élaborée. Cela reste néanmoins assez fatiguant. Surtout pour le dos...

    La récolte par secouage mécanique

    Il existe aujourd'hui plusieurs constructeurs de récolteuse et différentes techniques de secouage. Tractées ou autoportées, ces machines permettent généralement de récolter 2ha par jours. C'est évidement indispenssable pour les exploitations de grande taille. Le travail de ces machines est souvent abouti même si certains modèles se distinguent si on s'attache à analyser la qualité des fruits qui sont récoltés.


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